Campagne de prévention nautique de la FQCK

Fédération québécoise du canot et du cayak

Avec le support financier de Transports Canada

Bureau de la sécurité nautique
La campagne de prévention nautique « sur l’eau ça va de soi » vous rappelle que la sécurité est faite de gestes simples qui peuvent finalement sauver des vies. Tous les jours, nous faisons ce qui « va de soi », pour notre confort ou notre sécurité. C’est la même chose sur l’eau!
Découvrez 11 facteurs de risque et les moyens simples de les éviter.

Alcool

DESCRIPTION

Un petit verre ou un petit joint, pour relaxer, pour se détendre, pour être joyeux, pour célébrer. Toutes les raisons sont bonnes quand vient le temps de consommer alcool ou drogue.

Notre rôle n’est pas de gérer votre vie privée, mais de faire de la prévention. Or dès qu’il y a consommation, même légère, le risque augmente pour vous et pour les autres dès que vous êtes sur l’eau. Le seul choix : être sobre avant et pendant l’activité.

Alcool

Ça m’aide à relaxer!

Si le fait d’aller sur l’eau vous stresse au point de devoir consommer, restez à terre et soyez heureux!

Sur l’eau, vous avez besoin d’être alerte à différents éléments qui évoluent sans cesse : vent, courant, autres utilisateurs, membres de votre groupe, nuages orageux, etc. Cela fait partie de l’activité.

 

Je tiens très bien l’alcool!

À terre, vous avez peut-être appris à contrôler certains symptômes. Sur l’eau, c’est moins sûr. Cela est dû à plusieurs facteurs qui peuvent se combiner, dont la déshydratation, la fatigue, la digestion et le fait de vous trouver sur un élément en mouvement.


La déshydratation

Déshydratation = votre corps manque de liquide et votre sang s’épaissit. Dès que vous lui donnez du liquide, votre corps fera au plus court pour augmenter la fluidité du sang, peu importe que ce soit de l’eau pure ou un liquide alcoolisé. Sauf que le résultat ne sera pas le même!

• Sur l’eau vous êtes beaucoup plus exposé aux rayons du soleil, car il y a peu ou pas d’ombre. De plus, la réverbération des rayons solaires sur l’eau vient augmenter considérablement votre exposition

• Le vent aide à rafraîchir lors des journées chaudes, mais il vous prend aussi une bonne part d’humidité, contribuant à la déshydratation

• L’alcool est en soi une source de déshydratation. Donc en buvant des boissons alcoolisées vous augmentez encore le processus.

Option gagnante : buvez souvent de petites quantités d’eau, que vous aurez additionnée de jus de fruit ou d’une tranche de citron. Buvez régulièrement, vous serez plus en forme une fois à terre pour trinquer avec vos amis. Voyez la capsule soleil!


La fatigue

Toute consommation viendrait augmenter les effets de la fatigue sur vos actions, c’est vraiment une mauvaise idée. Et ce, pour tous les cas de fatigue, comme celles-ci:

• Fatigue profonde due à une grosse semaine de travail;

• Fatigue physique due à l’effort fait durant votre randonnée;

• Fatigue mentale qui vous empêche de bien vous concentrer lorsque vous lisez une carte par exemple.

Option gagnante : respectez vos limites. Et si vous êtes plus fatigué qu’à l’habitude, réduisez votre activité pour mieux en profiter. La consommation d’un quelconque stimulant ne ferait de toute façon que masquer temporairement votre fatigue, et la baisse d’énergie de serait que plus brutale.


La digestion

Comme la fatigue qui diminue votre efficacité, votre corps n’est pas à 100 % après un gros repas, car il est occupé à autre chose : digérer. Si en plus vous lui donnez de l’alcool, vous lui demandez de travailler encore plus fort.

Option gagnante
: prenez régulièrement de petites collations, que vous agrémenterez de votre liquide non alcoolisé préféré.


Un élément en mouvement

Savez-vous qu’il n’est pas rare que des personnes qui font de la voile, du canot ou du kayak sur un lac aient le mal de mer? Cela est dû au fait qu’elles ont tendance à porter leur attention sur un élément qui bouge constamment : l’eau. Cette réalité sera encore amplifiée par la prise de substances telles qu’alcool, drogues ou médicaments.

Option gagnante
: soyez sobre avant d’aller sur l’eau et restez-le durant toute la randonnée. Si vous sentez un inconfort ou des nausées, fixez votre attention sur la ligne d’horizon, ou à tout le moins sur un point éloigné qui vous semblera fixe.

Un p’tit coup pour se réchauffer!

C’est vrai que la sensation ressentie lorsqu’on boit un verre d’alcool est assez… tonique! En fait, c’est tout le corps qui réagit par rapport à l’agression de cette boisson. Donc instantanément cela donne un coup de fouet. La même chose vous arrive si vous vous cognez le pouce avec un marteau!

Le problème arrive par la suite : votre corps doit digérer cet alcool, ce qui lui demandera de l’énergie, et vous en laissera moins pour lutter contre le froid ou faire votre activité. Si vous essayez le coup de marteau, vous réaliserez qu’une fois le choc d’adrénaline passé, votre corps vous envoie un message très clair comme quoi quelque chose ne va pas.

Option gagnante : pensez à apporter une tuque ou un foulard qui couvre la tête et l’arrière du coup. C’est par là que vous perdez le plus de chaleur. Prévoyez aussi un vêtement coupe-vent. S’il fait froid, apportez un thermos d’un breuvage chaud. Visionnez la capsule eau froide!

Un monde très inégal!

Notre taux d’alcoolémie (TA) dépend de notre morphologie. En clair, une même quantité d’alcool n’aura pas le même effet sur deux personnes différentes. Pourquoi? La quantité de sang dans votre corps dépend de votre type corporel : plus vous êtes léger, moins vous avez de sang. Par ailleurs, les tissus musculaires contiennent plus de sang, alors que les tissus adipeux (gras) contiennent plus d’eau. Si vous avez un surpoids et que vous absorbez la même quantité d’alcool qu’une personne musclée du même sexe, votre TA sera plus élevé que le sien. Pourquoi ? Parce qu’il y a moins de sang dans lequel l’alcool peut se mélanger, la concentration d’alcool dans le sang sera plus élevée.

Comme les femmes sont en général plus petites que les hommes et qu’elles ont plus de tissus adipeux, vous savez maintenant pourquoi la campagne Éduc’alcool propose des quantités de consommation différentes entre un homme et une femme.

Option gagnante : si vous avez l’occasion de boire de la bière ou du vin après l’activité, cela ne vous oblige pas à en prendre autant que votre voisin!

Qu’on conduise un bateau, une motoneige ou un véhicule tout-terrain, tous les véhicules sont plus difficiles à conduire quand on a bu de l’alcool.

Les statistiques

La navigation de plaisance comporte plus de risques que ce que les gens croient. La fatigue, le soleil, le vent et les mouvements du bateau alourdissent les sens, et l’alcool intensifie ces effets, en réduisant votre temps de réaction, votre capacité de conduire une embarcation et votre jugement.

Au moins 40 % de toutes les victimes d’accidents mortels en embarcation à moteur avaient un taux d’alcoolémie supérieur à la limite légale.

Bref, évitez de conduire une embarcation après avoir consommé de l’alcool.

Que prévoit la loi ?

La conduite d’une embarcation avec facultés affaiblies est une infraction en vertu du Code criminel. Les peines, même pour une première infraction, peuvent être très sévères, allant d’une amende minimale de 600 $ à l’interdiction de conduire une embarcation pour une période maximale de trois ans.

Chaque province et territoire dispose de ses propres règles qui prescrivent quand il est permis de consommer de l’alcool ou comment le transporter à bord d’une embarcation.

Pour en savoir plus long, consultez cette page du site web de Transports Canada et communiquez avec vos autorités provinciales (Sûreté du Québec, police provinciale de l’Ontario et la GRC pour les autres provinces et territoires canadiens).