Campagne de prévention nautique de la FQCK

Fédération québécoise du canot et du cayak

Avec le support financier de Transports Canada

Bureau de la sécurité nautique
La campagne de prévention nautique « sur l’eau ça va de soi » vous rappelle que la sécurité est faite de gestes simples qui peuvent finalement sauver des vies. Tous les jours, nous faisons ce qui « va de soi », pour notre confort ou notre sécurité. C’est la même chose sur l’eau!
Découvrez 11 facteurs de risque et les moyens simples de les éviter.

Courant / Marée

DESCRIPTION

Dispersion, dérive, dessalage, chavirage, vagues, épuisement, désorientation. Les problèmes que puissent engendrer le vent la marée ou le courant sont nombreux.

Ce sont tous des éléments en mouvement qui influencent grandement les petites embarcations. Ils peuvent facilement nous compliquer la vie, voire représenter de réels dangers dans certaines circonstances.

Courant / Marée

Le courant

On le retrouve traditionnellement dans les rivières, mais aussi dans les plans d’eau soumis à une marée (point précédent). Les effets du courant peuvent se comparer à certains effets du vent, comme la formation de vagues, la dérive des embarcations et la dispersion du groupe. Par contre, le courant est beaucoup plus puissant, puisqu’il s’agit d’eau en mouvement et non d’air. S’il est plus visible que le vent, il faut cependant apprendre à bien l’évaluer par des cours et une pratique régulière.

• Le risque le plus commun est de se faire pousser sur un obstacle : roche, arbre tombé, falaise, quai, bouée, etc. Cette situation provoque habituellement un chavirement, mais elle est également la source de plusieurs décès, et la première cause de bris d’embarcations. Il est donc très important d’observer la direction réelle du courant, qui n’est pas nécessairement la direction générale de la rivière, de bien identifier les obstacles et d’anticiper les manœuvres. Cela représente un réel danger pour le débutant ou le pratiquant occasionnel.

• En rivière, prenez toujours le temps d’aller reconnaître un rapide avant de vous y engager. Posez-vous la question « est-ce que je suis prêt à le passer à la nage aujourd’hui? », car c’est ce qui va arriver en cas de problème. Dans le doute, n’hésitez pas à portager.

• Le courant peut créer des vagues parfois énormes et d’autres mouvements d’eau plus complexes comme les rouleaux ou les rappels. Contrairement à celles créées par le vent, les vagues sont stationnaires. Elles vont varier en forme et en hauteur en fonction du lit de la rivière et de la quantité d’eau. Elles peuvent facilement remplir une embarcation ouverte comme un canot, ou la faire chavirer.

• Le courant n’est pas constant: il varie suivant la pente, les obstacles et la configuration de la rivière. Ces variations peuvent facilement disperser un groupe. Il est donc important de se regrouper régulièrement. Il existe des signaux internationaux permettant de communiquer à vue, et un groupe peut y rajouter ses propres codes.

• Du fait des nombreuses variations dans la force et la direction du courant, une personne non entraînée a toutes les chances de se faire déséquilibrer, de chavirer puis d’être entraînée par le courant. Là encore, une formation de base et une pratique en groupe sont des éléments de sécurité essentiels.

• Le courant de marée est souvent invisible quand on est sur l’eau. Il peut alors provoquer une dérive considérable, notamment lors d’une traversée, ou retarder votre progression. Si celui d’une rivière va toujours dans le même sens, en milieu maritime, il s’inverse avec les marées. Obtenez plus d’information sur le site Web de l’Observatoire global du Saint-Laurent concernant précisément les courants de marée dans l’estuaire et le golfe du Saint-Laurent.

Une bonne planification pourrait vous permettre de toujours pagayer avec le courant!

La marée

Elle est présente sur le fleuve Saint-Laurent à partir de Trois-Rivières, et partout en aval. Les marées ont une amplitude de plusieurs mètres aux endroits étroits comme Québec, ou le fjord du Saguenay. Sauf aux Îles-de-la-Madeleine, ces variations de la hauteur d’eau se produisent environ aux 6 heures, avec deux marées hautes et deux marées basses par jour (semi-diurnes).Vérifiez les prévisions sur une table des marées. Procurez-vous une carte marine du secteur et consultez la météo marine sur le site d’Environnement Canada.

Il est capital de prendre en compte l’amplitude et l’horaire des marées lors de votre planification. Ne sous-estimez jamais le niveau de risque d’un secteur, surtout si vous n’y êtes jamais allé. Partez avec un guide si vous n’avez pas suivi de formation dans ce domaine. Pour connaître les entreprises de tourisme d’aventure au Québec, consultez le site d’Aventure Écotourisme Québec.

• Certains points de mise à l’eau ou de sortie peuvent se retrouver inaccessibles à marée basse, car l’eau se retire parfois sur plusieurs kilomètres;

• La marée peut créer des courants assez forts pour stopper complètement votre progression… ou alors doubler votre vitesse. Là encore, la planification est essentielle;

• Sur une grande distance, le courant de marée peut vous faire dériver considérablement. Prenez le temps et les moyens de comprendre ces phénomènes;

• L’action combinée du vent avec une marée en sens contraire va rendre les vagues courtes et pointues, compliquant sensiblement votre progression.